Dans les soutes du Nocher : 15 janvier 2022

Descendons un peu dans la cale, afin de voir quels trésors s’y cachent en cette mi-janvier.

Allaert van Everdingen, Bateaux par grands vents (Pays-Bas), Musée du Louvre, Département des Peintures, RF 3704
https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010064296https://collections.louvre.fr/CGU

Révolte contre la tyrannie du pouvoir

Je me suis laissé tenter par Subtil béton, un ouvrage plein de colère et de poésie publié par L’Atalante. Je suis au début de ma lecture et, pour l’instant, je suis séduit, malgré les changements de ton et de style dus à la multiplicité des auteurs.rices.

L’Atalante, collection « La Dentelle du cygne » – 20 janvier 2022 (roman inédit + carte IGN customisée – 431 pages – 21,90 euros)

Zoé est lycéenne lorsque le mouvement social devient insurrectionnel. À force d’assassinats et de disparitions, la révolte est écrasée par le régime. Les révolutionnaires se dispersent alors que l’autoritarisme se renforce.
Subtil béton n’est pas l’histoire de cette insurrection, mais de ce qui reste après la défaite. Colères et tendresses se mêlent en de multiples tentatives pour reconstruire espoirs et solidarités.
Cette anticipation parcourt les questionnements politiques contemporains : de la précarité au patriarcat, de la surveillance de masse au mal-logement, du racisme aux violences policières.
Subtil béton est une œuvre collective, unique, féministe, engagée. Subtil béton est accompagné d’une carte type IGN dessinée par Les Aggloméré·e·s de la ville imaginée dans le roman. Le livre est façonné sur la troisième de couverture pour l’accueillir. Dépliée, elle fait 68cm de large et 86cm de hauteur. De quoi se plonger dans la réalité de leur fiction avec force.

De l’aventure, toujours de l’aventure

Je continue, en parallèle, la lecture de l’intégrale des romans de Christian Léourier mettant en scène Jarvis. J’ai déjà lu les trois premiers et critiqué les deux premiers : Le Messager de la Grande Île et Le Paradis des hommes perdus.

De l’utopie dans la littérature et dans la société

Je continue également la lecture, en pointillés, du passionnant Archéologies du futur (Le désir nommé utopie et autres sciences-fictions) de Fredric Jameson, aux éditions des Prairies ordinaires (que je découvre à l’occasion). C’est un gros pavé (en fait, il est déjà paru en français, mais en deux tomes: là, un seul volume, dans une traduction révisée et remaniée) , certes, mais plutôt facile à lire. Cependant, les notions abordées sont tellement riches que je préfère là aussi prendre mon temps afin de bien en profiter.

Amsterdam / Les Prairies ordinaires – 22 octobre 2021 (essai traduit de l’anglais [États-Unis] par Nicolas Vieillescazes – 559 pages – 28 euros)

Albin Michel Imaginaire : cavorite et disparition des hommes

Albin Michel Imaginaire ouvre cette année avec deux titres prometteurs : Les Temps ultramodernes, de Laurent Genefort, un récit steampunk qui me fait de l’œil. Et Afterland de Lauren Beukes, autrice sud-africaine dont j’avais beaucoup aimé Moxyland.

Les Temps ultramodernes : En débarquant à la capitale en quête d’un emploi d’institutrice, Renée est loin de se douter qu’elle va tomber sur un Martien blessé. Mais ce Paris-là n’est pas le nôtre. Grâce à la découverte de la cavorite, un métal miraculeux, les voitures volent, des paquebots transcontinentaux appontent aux quatre tours Eiffel parisiennes, et Mars est une destination comme une autre. Quand Marie Curie découvre que la cavorite a une durée de vie limitée, elle ignore à quel point le monde va en être bouleversé. Deux ans après le « vendredi noir » de 1923, les empires occidentaux bataillent pour récupérer les dernières miettes de la si précieuse manne.Contre vents et marées, Renée soigne son protégé et décide de le ramener sur sa planète natale. Comme elle, Marthe, une intrépide journaliste, et Georges, un jeune artiste pris dans un mouvement politique qui le dépasse, seront les témoins, mais aussi des acteurs de premier plan, de cette époque-charnière pleine de bruit et de fureur.

Afterland : Plus de 99,9% des hommes sont morts. Trois ans après la pandémie qui les a balayés, les gouvernements tiennent bon et la vie continue. Mais le monde d’après, dirigé par des femmes, exsangue d’un point de vue économique, n’est pas forcément meilleur que celui d’avant. Miles, 12 ans, est un des rares garçons à avoir survécu. Sa mère, Cole, ne veut qu’une chose : élever son enfant en Afrique du Sud, chez elle, loin des États-Unis, dans un sanctuaire où il ne sera pas une source de sperme, un esclave sexuel ou un fils de substitution. Traquée par Billie, son implacable sœur, Cole n’a d’autre choix pour protéger son fils que de le travestir. À l’autre bout des États-Unis un bateau pour Le Cap les attend. Le temps est compté.

D’autres romans sont encore dans ma P.A.L. et méritent toute mon attention. Mais mon temps est limité et ces livres sont ceux qui correspondent a priori le plus à mon humeur actuelle. il n’empêche que ce programme peut être modifié selon les circonstances.


4 réflexions sur “Dans les soutes du Nocher : 15 janvier 2022

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s