Mycroft Holmes, Kareem ABDUL-JABBAR & Anna WATERHOUSE

Présentation de l’éditeur : À vingt-trois ans, tout juste sorti de Cambridge, Mycroft Holmes commence déjà à se faire un nom au sein du gouvernement en travaillant au service du secrétaire d’État à la Guerre. Or ce diplomate des plus britanniques entretient des liens forts avec la lointaine île de Trinité, où est né son meilleur ami Cyrus Douglas et où a grandi Georgiana Sutton, sa fiancée. Mycroft voit son existence confortable chamboulée lorsque Douglas reçoit d’alarmantes nouvelles de chez lui. Des rumeurs courent autour de mystérieuses disparitions à Trinité, d’étranges empreintes dans le sable et d’esprits attirant à la mort des enfants découverts vidés de leur sang. Bientôt, le trio se retrouve pris dans un tissu de sombres secrets qui se révèlent de plus en plus dangereux à mesure que leur enquête progresse…

Mon avis : Tout jeune encore, Mycroft, frère du célèbre Sherlock Holmes, a déjà ses dons d’observation et de mémorisation qui l’ont rendu célèbre. Mais il est avant tout un jeune homme plein de rêves et d’amour. Il se voit déjà, avec sa merveilleuse Georgiana, père de trois enfants dans une maison qu’il pourra acquérir grâce à sa carrière prometteuse dans les ministères. Et ce roman est le récit des aventures qui vont le faire entrer dans l’âge adulte. Et les auteurs n’ont pas de pitié, tant ils sont se faire un malin plaisir à détruire tous les pans de son rêve.

Les récits utilisant les personnages célèbres sont nombreux. Quant à ceux qui tournent autour du mythe de la famille Holmes, ils sont innombrables. Le cinquième cœur de Dan Simmons, par exemple, paru cette année en France, imagine la rencontre de Sherlock Holmes et de Henry James. Ici, les deux auteurs s’attaquent au frère moins connu, Mycroft. S’il apparaît régulièrement dans les histoires de Sherlock, il n’est souvent qu’une silhouette, un second rôle. Ici, il prend la place centrale, mais, du moins au début, il peine à occuper l’espace. Le Mycroft imaginé par Kareem Abdul-Jabbar et Ann Waterhouse n’a pas les épaules. Et il semble bien fade. Comme une copie du gendre parfait. Un peu spécial avec son esprit de déduction quasi infaillible. Mais trop transparent. On lui a adjoint un comparse plus charpenté, qui prend mieux la lumière, semble plus riche, plus vivant.

Une rue de Trinidad, par Elemaki — Travail personnel, CC BY-SA 3.0
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3730955

Cependant, l’action met du temps à démarrer, si on peut dire qu’elle démarre vraiment. Lire ce roman nécessite pas mal d’indulgence. Car ses personnages sont, donc, peu charismatiques et il n’est pas d’une grande originalité pour ce qui est de l’histoire à proprement parler. On a l’impression que les auteurs voulaient mettre en lumière Trinidad et les problèmes d’esclavage encore bien présents à cette époque, mais qu’ils ne savaient pas bien comment. Résultat, un récit sans grand tonus, mais pas déplaisant. Avec un décor pas trop mal mis en place, une ambiance assez bien retranscrite. Mais cela reste assez morne et sans relief. Heureusement que j’ai pu l’emprunter à la médiathèque, car payer 28 euros pour cette aimable distraction m’aurait profondément agacé.

Une lecture pas désagréable donc, mais que j’oublierai sans doute assez vite. Dommage…

2 commentaires sur “Mycroft Holmes, Kareem ABDUL-JABBAR & Anna WATERHOUSE

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