La vie à la campagne dans l’Antiquité romaine, Jean-Noël ROBERT

La vie à la campagnePrésentation de l’éditeur :

La civilisation romaine est née avec la fondation de la ville de Rome. La postérité a surtout retenu l’extraordinaire extension d’une cité qui s’est imposée comme la maîtresse du monde antique. Et Rome fut, il est vrai, le phare de la Méditerranée. Le Forum symbolisait par excellence la scène de la politique mondiale. Mais c’est en coulisses qu’il faut aller chercher les racines de cette culture, jusque dans les bourgs obscurs de l’Italie. Avant d’être un citadin, le citoyen romain fut un paysan. Rome s’est fortifiée de la campagne, au physique comme au moral, et la plupart des grands noms qui ont tracé son destin ne sont souvent que des provinciaux montés pour réussir (ou échouer) dans la capitale.
Mais que sait-on de ces hommes de la terre, des paysans libres comme des esclaves ruraux ? Que connaissons-nous de leur vie quotidienne au service de leurs champs ou de leurs troupeaux, de leurs soucis économiques, de leurs croyances religieuses ? L’auteur propose une plongée dans ce monde rural méconnu, à la rencontre de ceux qui ont œuvré anonymement, et souvent douloureusement, pour que resplendisse la gloire de Rome. Il nous entraîne aussi à la découverte de ces domaines mythiques dans lesquels les grands du monde romain viennent se ressourcer et toucher un peu, en privé, à la magnificence des rois orientaux qu’ils ont réduits à merci.

Mon avis :

Realia, cette collection des éditions Les belles lettres, a proposé dans les années 1980 (ça commence à faire loin…) une vision thématique de la vie romaine. Et dans cet ouvrage, Jean-Noël Robert abordait un thème capital pour comprendre les Romains : la vie à la campagne.

Car le modèle romain classique est celui du paysan-soldat, capable de nourrir sa famille et de la défendre. Bien sûr, sous la fin de la République et l’Empire, cela tient plus de l’image d’Épinal que de la réalité puisque les propriétaires terriens ont des centaines d’esclaves qui travaillent pour eux. Et ceux qui sont parvenus à s’extraie de la paysannerie se font un plaisir de mépriser ces paysans à l’allure « gauche et rustre » et qui « ne sent[ent] guère bon ».

Cet essai est donc l’occasion de découvrir un panorama plutôt complet et riche des rapports qu’entretenaient les Romains avec la terre nourricière. Rapport ambivalent mais capital, car il fallait bien nourrir les centaines de milliers de citadins. Après un panorama de l’Italie et de sa géographie, l’auteur nous dresse donc une liste vivante des plaisirs et des peines propres à la campagne romaine.
Une lecture aisée et fort plaisante.

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